Que l’on ait vingt ans ou soixante, perdre un parent est un séisme. Avec lui, c’est une partie de son histoire qui s’en va : le témoin de son enfance, un repère, parfois un conflit jamais réglé. Voici ce que ce deuil a de particulier, et quelques pistes pour le traverser.
Pourquoi ce deuil est-il si particulier ?
- On perd un repère : même adulte, même à distance, un parent reste un point d’ancrage.
- On change de place : on devient « la génération d’au-dessus », celle qui n’a plus de parent devant elle.
- On perd un témoin : celui qui se souvenait de votre premier mot, de vos premiers pas.
- Les relations familiales bougent : fratrie, parent survivant, succession… tout se réorganise.
Perdre sa mère
La mère est souvent la première relation de notre vie. Sa disparition peut réveiller une solitude très profonde, quel que soit l’âge. Beaucoup de personnes disent se sentir « orphelines » au sens le plus fort du mot.
Perdre son père
Le père incarne souvent la protection, les repères, parfois l’autorité. Sa perte peut laisser un sentiment d’insécurité, ou au contraire de grande responsabilité nouvelle.
Quand la relation était compliquée
Le deuil n’est pas plus simple quand la relation était difficile : il est souvent plus confus. On peut ressentir à la fois de la peine, de la colère, du soulagement, de la culpabilité. Tous ces sentiments ont le droit d’exister. Les mots qui n’ont pas été dits peuvent encore être écrits, dans une lettre que vous garderez pour vous.
Ce qui aide
- Se donner le droit d’être touché, même si « c’était dans l’ordre des choses » ou « il était âgé ».
- Partager les souvenirs avec la fratrie, la famille, les amis du parent disparu.
- Garder des objets qui comptent, sans se presser de tout vider.
- Prendre soin du parent survivant, sans s’oublier soi-même.
- Se faire accompagner si la peine ne s’apaise pas : associations, groupe de parole, psychologue.
Les étapes que l’on traverse sont détaillées dans les étapes du deuil.
Garder le lien
Beaucoup de personnes continuent de parler à leur père ou à leur mère, de leur demander conseil intérieurement. Certaines reçoivent des signes ou rêvent d’eux. D’autres souhaitent un échange plus précis : une séance de contact avec un défunt peut alors apporter des mots d’apaisement. Cécile la propose en visio WhatsApp, à 100 €, sans promesse de résultat.
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Si le chagrin est trop lourd
Un deuil peut ébranler profondément. Vous n’avez pas à le traverser seul. Des associations proposent une écoute gratuite et sans jugement :
- Empreintes – Accompagner le deuil : écoute téléphonique au 01 42 38 08 08 et groupes de parole (empreintes-asso.com).
- Fédération JALMALV : bénévoles d’accompagnement du deuil partout en France (jalmalv-federation.fr).
- Vivre son deuil : groupes d’échange, y compris en visioconférence (vivre-son-deuil.com).
- Votre médecin traitant, qui peut vous orienter vers un psychologue.
- En cas d’idées noires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7.
Questions fréquentes
Combien de temps dure le deuil d’un parent ?
Il n’y a pas de durée normale. Les premiers mois sont souvent les plus durs, et la peine revient par vagues aux dates importantes pendant longtemps.
Est-ce normal d’être aussi touché par la mort d’un parent âgé ?
Oui. L’âge ne diminue pas le lien. Perdre un parent, même attendu, reste une perte majeure.
Comment faire le deuil d’un parent avec qui on était en conflit ?
En acceptant des sentiments mêlés, en écrivant ce qui n’a pas été dit et, si besoin, en se faisant accompagner par un professionnel.
Les consultations sont réservées aux personnes majeures. La voyance et la médiumnité ne remplacent pas un avis médical, psychologique, juridique ou financier : pour ces questions, adressez-vous à un professionnel de santé ou du domaine concerné.









